Conférence de Jean Marc Héry : le voyage italien de Chabaud

Jean Marc Héry nous a présenté jeudi soir à la salle de la Grande terre le voyage italien de Louis félix Chabaud. 

Après avoir évoqué rapidement son enfance et sa jeunesse, puis son prix de Rome de 1848, il a abordé son séjour italien.

Chabaud a passé près de trois ans en Italie, au cours de cette période il a réalisé de nombreuses copies de sculptures ou de fresques à Rome, Pise, Florence, Sienne, Assise et Pompéi. Plus de 350 dessins sont encore conservés à Venelles dans le fond Chabaud, et Jean Marc Héry s’est efforcé de retrouver les oeuvres originales qui lui avaient servi de modèle. Pour Chabaud, ce séjour en Italie, a sellé son amitié avec de nombreux artistes, William Bouguereau, Alexandre Cabanel, et surtout Charles Garnier avec qui il travailla durant près de 40 ans, notamment à l’opéra de Paris.

A la fin de sa vie à Venelles, il entrepris des fouilles dans sa propriété où avait été mis à jours une villa romaine.


1 comment for “Conférence de Jean Marc Héry : le voyage italien de Chabaud

  1. jean-marc HERY
    26 août 2013 at 11:37

    Ah que nos politiques sont extraordinaires ! avec la rentrée et l’approche des élections municipales, tout le monde s’active et c’est formidable pour la commune de Venelles !
    Les 14 et 15 septembre prochains auront lieu un événement de taille : les journées du Patrimoine. Et pour la première fois, Venelles semble s’éveiller et se prépare à mettre en lumière son patrimoine.
    Alors que Michel Granier, connu pour avoir défendu de façon indéfectible la culture dans cette commune (je me souviens de son soutien émouvant lorsque je mettais en œuvre le festival Off and Back, de même que de celui d’un autre grand esthète qui n’est autre que Robert Chardon, de Lydie Ardevol qui a grandement contribué au patrimoine venellois avec un buste qui finira certainement au musée d’Orsay, ou bien encore de Nicole Carette qui fut, pour reprendre les termes de notre précédent maire « une véritable vigie dans la dunette capable d’éviter les écueils émanant des basses-eaux » et qui s’est ouverte à l’art lyrique au point de monter une nouvelle structure en Loire Atlantique (voir http://www.neo-opera.eu … l’extension «.eu » faisant tout de suite beaucoup plus class qu’un vulgaire .com ou .fr)
    Mais revenons sur les journées du patrimoine et sur le patrimoine venellois en général.
    Je me souviens de plusieurs réunions dont une où j’avais proposé d’offrir gracieusement toute une collection archéologique en rapport avec la commune. L’on m’avait répondu que je pouvais garder mes « merdes ».
    A la vérité, le patrimoine n’a jamais passionné que quelques irréductibles, bénévoles et qui tentaient de donner ses lettres de noblesse à notre village. La première à tenter une approche globale fut Cathy Caillaud qui avait su s’entourer de personnes compétentes pour faire évoluer les choses. Ainsi était née l’idée d’une exposition permanente dédier à Chabaud en mairie : dons de plâtres, de moulages, un peu d’huile de coude et trois francs six sous. Ainsi était née l’idée de faire reproduire le fameux bas-relief de Chabaud qui avait été détruit lors du tremblement de terre de 1909… idée très justement reprise par Michel Granier qui s’en attribue tous les honneurs (il était où quand d’autres travaillaient sur le sculpteur… je n’ai même pas souvenir de l’avoir vu lors de la remise d’un prix littéraire honorant le travail du sculpteur venellois ?)
    Ainsi était née également l’idée de dresser un premier inventaire du patrimoine, inventaire que j’ai réalisé gracieusement avec l’aide de personnalités comme Brigitte LAM (conservatrice du patrimoine religieux pour la CPA), avec l’aide des acteurs locaux tels Agnès Rastit (propriétaire du domaine de la Violaine) ou d’Alban d’Authuille (regretté propriétaire du château St Hippolyte et membre de l’Académie des sciences d’Aix).
    Toutes ces démarches avaient donné lieu à de nombreuses publications dont une monographie sur Venelles, mais également au classement de deux œuvres locales : le baptême de Clovis et l’autel qui se situe dans la chapelle de l’église et qui date du XVIIIème siècle.
    Il est très étonnant qu’aujourd’hui, sous l’égide de son zélé adjoint au Patrimoine, la mairie se décide à débloquer 2000 euros pour faire réaliser un inventaire qui a déjà été fait mais qui a dû mystérieusement disparaître. Ces informations sont très faciles à vérifier, ne serait-ce que sur le site 13770.org.
    La thématique des journées du Patrimoine est, cette année, la lumière. Soit ! alors faisons la lumière sur le Patrimoine local qui est infiniment plus dense qu’on le crois : sites datant de la préhistoire, objets du Néolithique, occupation colossale sous l’époque celto ligure avec une zone archéologique qui s’étend sur au moins deux kilomètres de long, période médiévale extrêmement riche, preuves de l’existence de combats sous Louis XIII, propriétés qui font florès au XVIIIème siècle mais qui, pour la plupart, sont construite sur des bâtiments beaucoup plus anciens et la présence de deux immenses artistes, Chieusse et Chabaud.
    Par contre il faut en finir avec une certaine mythologie :
    – Contrairement à ce qui avait été répandu sur Internet par un petit plaisantin, la tarasque n’a jamais été enterrée à Venelles (je l’ai encore entendu dans des réunions publiques
    – Quant à Charpin, il n’est pas né à Venelles, il n’y est pas enterré non plus. Et si sa famille y avait une maison dans laquelle il venait passer des vacances, elle n’était pas située à Venelles le Haut mais à Venelles le Bas comme le démontrent des plans cadastraux de l’époque. On peut alors s’étonner que 10000 euros aient été dépensés pour la réalisation d’un buste en marbre de l’acteur ! Que n’a-t-on profité de cet argent pour restaurer des œuvres de Chabaud, à commencer par l’ange qui est sur sa tombe ?
    La vérité c’est que maintenant qu’une grosse partie du travail a été fait, la municipalité et en particulier un élu (que l’on n’a pas beaucoup vu pendant deux ans de réunions sur le patrimoine) semble vouloir se racheter une virginité.
    La vérité c’est que l’argument très intelligent avancé encore il y a quelques temps par une élue et qui consistait à dire « il n’y a pas de patrimoine à Venelles » ferait aujourd’hui désordre.
    Alors, bien que l’on n’ait jamais consulté des archives nationales, bien que l’on ne se soit jamais rendu sur le terrain, que l’on n’ait pas mis la main à la pâte, voire qu’on ait vilipendé ceux qui, précisément, défendaient la culture, on tente de faire illusion avec un programme qui s’annonce bouleversifiant pour ces journées du Patrimoine.
    Curieusement pas de visite de la Violaine et il n’est guère plus question de St Hippolyte mais quelle idée géniale qu’une expo photos, meilleur moyen pour les Venellois de s’approprier… la lumière et les petits nuages. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un bel arc-en-ciel apparaisse au dessus de la mairie et nous aurons une superproduction hollywoodienne !

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